Le portrait masculin de la semaine : Oanig Laigneau, une passion du handball sans limite
Pour sa dix-neuvième saison au CS Betton Handball, Oanig Laigneau continue de vivre sa passion à 100 %. Joueur, entraîneur, arbitre, membre du bureau… Il collectionne les casquettes et ne passe pas une journée sans qu’on le croise aux Omblais !
Il lui arrive même d’intervenir sur cinq rencontres au cours d’un même week-end, capable de coacher à midi dans le Finistère et d’arbitrer à 16 h à Betton.
Rennais de naissance, psychologue du sport depuis vingt ans, il accompagne également depuis vingt-cinq ans le Pôle Handball de Cesson, depuis dix-huit ans les jeunes footballeurs du centre de formation du Stade Rennais (il est passé à la préformation il y a trois ans) et depuis trois ans le Pôle féminin. Portrait d’un passionné qui a laissé quelques tendons d’Achille sur les terrains, mais certainement pas sa passion du handball !
👋 1. Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Tout a commencé au siècle dernier, à 14 ans, à Pontivy. À une époque où l’on jouait encore dehors sur du goudron, où les roucoulettes et les chabs n’existaient pas.
J’y suis resté treize ans. En 2001, j’ai rejoint Chantepie avec l’ambition de relever un nouveau défi sportif. Malheureusement, mon premier tendon d’Achille avait visiblement d’autres projets. Résultat : rupture du tendon et fin prématurée de l’aventure !
Après huit ans d’arrêt et mon installation à Betton en 2009, je pensais simplement reprendre le handball tranquillement. C’était sans compter sur Didier Hauchard, qui m’a rapidement proposé d’intégrer le bureau comme responsable technique.
Avec les dirigeants et bénévoles qui se sont succédé, on s’est alors lancé dans quelques petits chantiers : création de l’école de handball en 2010, qui ne comptait que cinq mini-handballeurs à ses débuts, mise en place d’une option hand au collège, construction d’un projet de jeu, recrutement de salariés, interventions dans les écoles et organisation d’un tournoi en juin…
Côté entraîneur, parallèlement à l’animation de l’école de hand, j’ai entraîné des moins de 11 aux moins de 16 garçons, avec un suivi particulier pour la génération 2006, que j’ai accompagnée de l’école de hand jusqu’aux moins de 18.
J’en retrouve aujourd’hui certains en seniors. C’est une vraie satisfaction de les voir évoluer et de mesurer le chemin parcouru !
Côté joueur, j’ai passé une dizaine d’années en équipe 2 avant d’entamer une préretraite en équipe 3.
Mais après les deux tendons d’Achille, c’est mon épaule qui a décidé de prendre sa retraite.
Je me suis alors reconverti dans l’arbitrage, histoire de continuer à rendre service au club et de répondre aux exigences administratives. Et puis, après avoir passé des années à discuter les décisions arbitrales, il était temps de découvrir ce que ça faisait de se retrouver de l’autre côté du sifflet…
🏐 2. Qu’est-ce qui te plaît le plus dans le handball ?
Les émotions de la compétition, les projets qu’on construit ensemble, le plaisir de transmettre, de voir les jeunes grandir et progresser, les rencontres humaines…
Et bien évidemment les troisièmes mi-temps, qui constituent parfois les moments les plus aboutis de notre projet de jeu collectif !
💙 3. Ton meilleur souvenir au CS Betton ?
Des souvenirs, j’en ai beaucoup.
La saison 2013, avec le doublé coupe d’Ille-et-Vilaine et championnat, sans une seule défaite. Une saison presque parfaite… jusqu’à la finale de la coupe, où mon deuxième tendon d’Achille a décidé de rejoindre le premier à la retraite !
Le tournoi au Danemark en 2019, une belle aventure sportive et humaine.
Le plaisir de retrouver en seniors des jeunes que j’avais connus tout petits.
Et puis, bien sûr, mon premier et dernier match en Prénationale. Merci Jean-Gilles de m’avoir permis de connaître le haut niveau ;)… même brièvement !
🔥 4. Cette saison, on vise quoi ?
J’aimerais réussir à maintenir nos moins de 18 garçons en Prénationale et voir un jour les équipes fanions de Betton évoluer au niveau national.
Parce qu’après toutes ces années, ce qui me motive toujours autant, c’est de voir le club avancer, les jeunes progresser et les projets prendre vie.
Finalement, après toutes ces années, j’ai laissé deux tendons d’Achille sur les terrains, quelques illusions de joueur de haut niveau et une épaule en fin de carrière… mais certainement pas ma passion du handball !
Merci Oanig pour ton engagement, ton énergie et tout ce que tu apportes au CS Betton Handball. Une chose est sûre : tant qu’il y aura du handball, il y aura de fortes chances de te croiser aux Omblais !